A-B-C La dernière séquence

Avant la construction du cinéma ABC, au milieu des années 50, Ponthierry possède une petite salle de cinéma jouxtant le restaurant dit : « Le Petit Robinson »

C’est une construction légère en bois. Restaurant et cinéma sont situés coté Seine, près de la voie ferrée et près du deuxième passage à niveau aujourd’hui remplacé par le passage souterrain.

Le propriétaire exploitant du cinéma « Petit Robinson » décide de le remplacer par l’ABC et exploiter une vraie salle de cinéma avenue Albert Beaufils.

Au milieu des années 50 jusqu’à la fin des années 70 le cinéma offre une belle salle de 360 fauteuils et une programmation qui suit l’actualité cinématographique.

A la toute fin des années 70 le Cinéma ABC, malgré des fauteuils neufs… et une salle rénovée et ramenée à environ 250 places, arrête ses projections par manque de spectateurs. C’est l’époque de l’arrivée des multisalles. (Agora d’Evry).

En 1981 Jack Lang devient ministre de la culture, il propose un plan national de rénovation des salles de cinéma de proximité avec l’aide du Centre National du Cinéma.

L’équipe municipale, maire Serge Herman, entreprend l’étude de la rénovation de la salle de l’ABC. L’adjointe déléguée à la culture pilote le projet.

Après une année d’études, avec le concours d’entrepreneurs locaux, de bénévoles et de deux architectes spécialisés dans les salles de spectacles le projet est à l’ordre du jour du conseil municipal.

Deux dossiers d’investissements sont présentés : la création d’un centre de loisirs, et la rénovation du cinéma. Les finances municipales ne peuvent supporter les deux projets. La décision est prise de construire le centre de loisirs. Il deviendra le centre Christophe Becquet.

Les fauteuils et le matériel de projection du cinéma sont vendus, l’ABC devient une coquille vide. Pendant quelques années une entreprise de sérigraphie, et de publications s’installe puis disparaît. Depuis plus de 10 ans l’ABC est à l’abandon.

Le cinéma, et à coté l’ancien hôtel restaurant, viennent d’être démolis pour faire place à un collectif de 81 logements et d’un commerce.

Daniel Martel

One comment

  1. Triste mort des anciens cinémas de quartier. Nous y avons tous des souvenirs de premier film, de premiers émois ! Je me rappelle avoir vu « Blanche neige » en famille, j’était gamine, c’était ma première scéance de cinéma…

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